Intervenir artistiquement en espace public : entre reconquête et revendication.

Créer des cartographies affectives pour reprendre possession des espaces publics privatisés à Saïda (Liban) ou faire de la danse classique dans les rues égyptiennes en 2013 pour remettre en cause les décisions des Frères musulmans : deux propositions artistiques qui veulent questionner les agissements et les intentions du pouvoir en place.

 

« Mchi ta dellak » (Marche, que je te guide) – une recherche-création proposée par Public Works Studio et racontée par Abir Saksouk – Récit audio.

Pour le projet « Mchi ta dellak », les habitants de Saïda ont évoqué des souvenirs personnels liés à certains lieux publics de la ville. Ces récits oraux ont ensuite été utilisés lors de performances publiques. Cette proposition a ravivé le sentiment intime qu’ont les habitants d’appartenir à ces espaces communs et a attiré l’attention des gens sur la privatisation du front de mer libanais, privatisation sans précédent à laquelle le gouvernement consent.

 

 

Des danseurs du Ballet de l’Opéra du Caire interviennent sur une place publique en 2013 – Une réflexion d’Ali Al Adawey – Récit audio

En 2013, alors que les Frères musulmans étaient au pouvoir en Egypte, réagissant à une déclaration selon laquelle la danse classique est un sacrilège, les danseurs du Ballet de l’Opéra ont fait acte de résistance en dansant devant le Ministère de la Culture.

Ali Al Adawy interroge la pertinence d’un tel acte qui comporte plusieurs niveaux sémiotiques, ainsi que des conséquences politiques et une force de frappe évidente dans le contexte politique de l’Egypte de 2013 : un message politique, un retour à l’envoyeur ?

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