L’art, c’est un mode de vie !

« Est-ce que quelqu’un [parmi les artistes] s’est déjà retrouvé face à lui-même ou elle-même et a eu le courage de dire tout haut : « Ce n’est pas pour moi. Je suis épuisé(e) et je ne suis pas censé(e) être en train de faire ce que je suis en train de faire. Et puis, de toute façon, est-ce que je suis la bonne personne pour ça ? » se demande Alia El Gready, artiste visuelle et co-fondatrice de Gudran Association for Art and Development.

 

Alia se souvient des minutes de vérité dans ses 25 ans de carrière où il a fallu qu’elle prenne du recul et confronte sa pratique à son projet d’artiste : faire bouger les choses dans la société.

 

Dans les années quatre-vingt-dix, lui semble-t-il, alors qu’elle était une jeune artiste, il y avait un fossé entre les artistes visuels et la société, fossé qui existe toujours. Les artistes vivaient alors dans leur tour d’ivoire et ne voulaient pas se mêler à la réalité et au monde qui les entourait. Le rôle des artistes est de combler ce fossé entre les œuvres et les gens ; ils doivent sortir de leur monde fait de concepts et commencer à apporter des réponses.

Pour Alia, la modestie et l’humilité doivent être les principales qualités d’un artiste ouvert sur le monde.

Elle nous fait part de ses expériences et des étapes importantes qui ont jalonné son parcours, racontant notamment comment sa pratique a évolué au contact des autres et au fil de ses réflexions sur le rôle de l’art et la fonction des artistes.

 

Elle parle du temps et des efforts que nécessite la construction d’une relation de confiance avec les habitants et les autorités. L’euphorie qu’a entraînée la révolution inachevée, nous dit-elle, a eu une influence considérable sur le travail qu’elle mène avec son association.

 

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